Gay Paris, Nice et Montpellier location d'appartements
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Paris est née dans l’antiquité romaine sur un îlot en bord de Seine, au Ier siècle après JC. Elle s’appelait alors Lutèce. Quelques vingt siècles plus tard, la Ville des Lumières s’étend sur une superficie de 105 km2 et concentre une population de 2,125 millions d’habitants. Vingt divisions administratives, appelées arrondissements, quadrillent la capitale et se répartissent en escargot depuis le centre. C’est au cœur de ces arrondissements, parfois à cheval, que se sont constitués des quartiers dans lesquels sont situés nos appartements.
Le Louvre, forteresse édifiée en 1190 par le roi Philippe Auguste, devint quelques siècles plus tard une résidence royale. C’est au XVIIe siècle que sortit plus à l’ouest le château des Tuileries. Construit hors de la ville afin d’éviter les problèmes de circulation, ce siège du pouvoir royal était entouré par les résidences des ministres groupées autour du palais de Richelieu. Ces quartiers nouveaux qui eurent le privilège d’accueillir deux places royales, constituèrent peu à peu le cœur des lieux de pouvoir : la finance autour de la rue Vivienne et, plus tard, la Banque de France ; la culture, avec la Bibliothèque royale, puis nationale ; le Palais-Royal enfin, lieu de plaisirs de l’aristocratie. Le Premier Empire remodela le quartier en réunissant les Tuileries au Louvre.
Si le Louvre n’est plus aujourd’hui le siège du pouvoir de l’Etat, il est devenu avec la fameuse pyramide de l’architecte Pei le plus grand musée du monde. Dans son prolongement le Jardin des Tuileries offre avec les musées du jeu de Paume et de l’Orangerie un lieu de promenade très agréable. Plus au Nord, le Palais-Royal, abrite outre un jardin, la Comédie française fréquentée au XVIIe siècle par Molière. Une visite du quartier du Louvre ne serait toutefois être complète sans passer par la Place des Victoires, le Musée des Arts Décoratifs ou le Musée de la Mode et du Textile.
L’urbanisation de ce quartier débute au XIe siècle. Louis VI y fait construire la forteresse du Châtelet. Le quartier devient ainsi le centre des activités commerciales de la capitale et le siège des institutions municipales.
Ce quartier constitue le plus vaste espace piétonnier d’Europe. Les parisiens aiment à s’y promener et plus particulièrement rue Montorgueil. Le quartier se répartit autour du Forum des Halles, vaste complexe commercial et de transport. Aux alentours le promeneur découvrira de nombreuses églises comme l’Eglise Saint-Eustache ou des curiosités à l’image de la Fontaine des Innocents ou de la Tour Saint-Jacques, clocher gothique du XVIe siècle. A quelques pas des bouquinistes, sur la Place du Châtelet se répartissent de part et d’autre de la Fontaine aux Palmiers les théâtres du Châtelet et de la Ville. L’Hôtel de Ville et son parvis, longtemps siège des exécutions capitales, abrite l’actuelle administration parisienne.
L’Île de la Cité est le berceau historique de Paris. La partie occidentale de l’île accueillit le palais gallo-romain, occupé plus tard par les Mérovingiens, puis reconstruit au XIVe siècle par le roi Philippe le Bel qui y fixa son Parlement. La partie orientale de l’île, quant à elle, fut consacrée au culte religieux dés l’époque gallo-romaine. En 362, une cathédrale occupait déjà l’emplacement actuel de Notre-Dame. Bientôt, toute une ville ecclésiastique s’organisa autour de l’édifice. Totalement métamorphosée au XIXe siècle par le baron Haussmann qui rasa la cité médiévale pour en faire un centre administratif, qui deviendra le siège de deux institutions garantes de l’ordre public : la justice et la police. Plus en amont se trouve l’Île Saint-Louis. Son urbanisation débute au XVIIe siècle. Des bâtisses s’élèvent alors sur les quais et s’organisent autour d’une rue centrale tracée de 1614 à 1646.
En se promenant sur les deux îles, on peut contempler un patrimoine exceptionnel comme la Place Dauphine, le Pont-Neuf - le plus vieux pont de la capitale -, la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, immortalisée par Victor Hugo, le Palais de justice, qui abrite la fameuse Conciergerie et la Sainte-Chapelle, le marché aux fleurs et toute une multitude d’hôtels particuliers comme le célèbre Hôtel Lambert.
Inscrit dans le triangle formé par l’Hôtel de Ville, la Place de la Bastille et la Place de la République, le quartier du Marais constitue le cœur du Paris historique. Dès le XIIe siècle, l’ordre du Temple et ses congrégations religieuses défrichent les terres marécageuses aux abords de l’enceinte du roi Philippe Auguste. En 1385, Charles V lance la construction de l’Hôtel Saint-Pol. Après la création en 1605 par Henri IV de la Place Royale, future Place des Vosges, tout le quartier devient le siège de l’aristocratie. A l’avènement de Louis XIV, le Marais décline avec l’inexorable départ de la haute société pour les faubourgs Saint-Germain et Saint-Honoré.
De cet âge d’or subsiste aujourd’hui dans un ensemble de rues étroites de nombreux hôtels particuliers comme l’Hôtel Carnavalet, transformé depuis en musée, ou l’Hôtel de Sully et de nombreuses places et squares comme la place des Vosges ou la place Sainte-Catherine. A deux pas de là, le Centre Georges Pompidou, véritable défi architectural de Rogers et Piano, s’est imposé depuis 1977 comme le plus grand musée d’art moderne au monde.
La Place de la Bastille est le point de départ ou d’arrivée de nombreuses manifestations parisiennes. Cette place s’élève à l’endroit même où se tenait la forteresse de la Bastille. Elle fut construite par le prévôt Hugues Aubriot, entre 1370 et 1382, afin de défendre la capitale des invasions de l’Est et protéger la résidence de Charles V. Haute de 24 mètres, elle était pourvue de huit tours rondes et entourée d’un fossé de 24 mètres de large. Prison d’Etat à partir de Richelieu, la Bastille devint le symbole de l’arbitraire royal. Le 14 juillet 1789, la Bastille fit son entrée dans la mythologie nationale lorsque 600 émeutiers s’en emparèrent.
Une colonne s’élève aujourd’hui à l’exact emplacement de la forteresse. Elle commémore les journées révolutionnaires de juillet 1830 qui installent sur le trône le roi Louis-Philippe. Au sommet de la colonne se trouve un génie ailé qui symbolise la liberté. Au pied de la colonne, le promeneur pourra contempler l’Opéra Bastille de l’architecte Carlos Ott inauguré, en 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française. De part et d’autre, deux axes s’enfoncent vers l’Est. A gauche, le quartier du Faubourg-Saint-Antoine avec ses multiples bars, à droite le Viaduc des Arts et sa promenade plantée.
Le quartier Latin est marqué par deux traditions, l’une religieuse, l’autre universitaire. C’est au roi Clovis, au Ve siècle, que l’on attribue la fondation d’un sanctuaire qui donna naissance à l’abbaye Sainte-Geneviève. Le roi Louis VI fonda en 1113 l’abbaye Saint-Victor. Au cours des siècles suivants, une multitude de communautés religieuses s’établirent autour de ces deux abbayes. Le XVIe siècle accentua la religiosité du lieu. C’est l’époque où la régente Anne d’Autriche fait édifier l’église et le couvent du Val-de-Grâce, et où l’Eglise Saint-Nicolas-du-Chardonnet est reconstruite. Mais c’est l’installation, au XIIe siècle, de religieux dissidents du pouvoir central représenté par la Cité qui donne à la colline sa marque intellectuelle. Ce mouvement aboutit à la création de la corporation de l’Université puis à l’éclosion de nombreux collèges et institutions. Au XVIe siècle, le roi François Ier crée le Collège de France, la Révolution fonde L’Ecole Normale et L’Ecole Polytechnique alors que l’Empire fonde les deux plus grands lycées parisiens, Louis-le-Grand et Henri-IV.
Le promeneur pourra contempler au sommet du mont Sainte-Geneviève le Panthéon, où sont enterrés les hommes célèbres de la Nation, ainsi que l’Eglise Saint-Etienne-du-Mont et son exceptionnelle tribune d’inspiration Renaissance. Plus bas, vous découvrirez la Sorbonne et son amphithéâtre, la Place Saint-Michel et sa monumentale fontaine ainsi que le Collège de France. Le promeneur pourra par ailleurs faire une halte au Musée de Cluny consacré au Moyen Âge. Celui-ci a pris place dans d’anciens thermes gallo-romain édifiés au IIe siècle après JC. A quelques pas vers l’est, l’Institut du Monde Arabe, imaginé par l’architecte Nouvel.
Saint-Germain et Saint-Sulpice brassent en permanence la foule mélangée de ses habitants, ses légions de touristes, ses amuseurs de rues, ses familiers des maisons d’édition et son public traditionnel d’étudiants. Emblèmes du quartier les célèbres cafés, comme Les Deux-Magots ou la brasserie Lipp, sont avec ceux du carrefour de la Place Saint-André-des-Arts les principaux lieux de rendez-vous. Dès les années 1920, Saint-Germain attire le monde des lettres et des arts. A la Libération Sartre et Beauvoir écrivent au caféFlore alors que jusque dans les années 1950 souffle l’esprit de l’Existentialisme. Si la mode s’est emparée un temps de Saint-Germain, il n’est toutefois plus le lieu de rendez-vous mondial de l’élite intellectuelle et artistique. Avec ses îlots de vieilles rues, ses galeries d’art, ses boutiques de luxe et ses librairies, le quartier demeure néanmoins une oasis où il fait bon vivre.
Des quais de Seine au jardin du Luxembourg, de l’Ecole de Médecine à la Place Saint-Sulpice le promeneur peut aujourd’hui partir à la rencontre de l’Eglise Saint-Germain-des-Prés ou du Sénat, du théâtre de l’Odéon ou de l’Hôtel de la Monnaie , de l’Institut ou de l’Ecole des Beaux-Arts. Mais la visite incontournable de ce quartier reste celle du Musée d’Orsay. Implanté dans l’ancienne gare, dite d’Orsay, ce musée est entièrement consacré aux arts de 1848 à 1914. On pourra y contempler une très importante collection de tableaux impressionnistes.
L’ampleur des perspectives confère à ce quartier bourgeois une rectitude militaire. Les grandes avenues qui le traversent étaient autrefois de larges allées, à travers bois et champs, qui n’avaient d’autre fonction que l’agrément. L’avenue de Breteuil, ouverte en 1680, ne menait nulle part. Celle de Villars aboutissait à Montparnasse, qui n’existait pas encore. Toutes sont contemporaines des Invalides et de l’Ecole militaire, prestigieuses créations de Louis XIV et Louis XV au service des armées et à la gloire de la monarchie. A la suite du Premier et Second Empire, les Républiques ont fait des Invalides un lieu de célébration et consacré le Champs-de-Mars aux expositions universelles. L’exposition de 1889, qui commémorée les cent ans de la Révolution française, fut la plus brillante. 26 millions de visiteurs y découvrirent sa principale attraction, la Tour Eiffel.
Aux pieds de cette tour de 300 mètres de haut, le Champs-de-Mars est aujourd’hui un des espaces de jeu et de pique-nique les plus fréquentés de la capitale. Dans son prolongement, de l’autre côté de la Seine, le Palais de Chaillot et l’esplanade du Trocadéro furent inaugurés durant les années 1930. De part et d’autre des Invalides, où repose la dépouille de Napoléon, se trouve le siège de l’Unesco et le Pont Alexandre III, sans doute le plus beau pont de la capitale. Celui-ci, construit en 1900, fut le premier pont à franchir la Seine en un seul jet. Côté musée, le musée Rodin avec plus de 500 sculptures exposées dans un magnifique jardin.
L’axe qui relie la Place de la Concorde à l’Arc de Triomphe fut ébauché dès le XVIIe siècle par le jardinier royal, Le Nôtre. Chargé par Louis XIV, en 1664, de redessiner le jardin des Tuileries, Le Nôtre mit l’accent sur l’allée centrale qu’il prolongea au-delà du parc, jusqu’à l’actuel rond-point des Champs-Elysées. Sur la Place de la Concorde trône un obélisque offert en 1836 par l’Egypte. A l’autre extrémité se trouve l’Arc de Triomphe. C’est en 1806 qu’est lancé la construction de cet édifice pour célébrer les armées de Napoléon. Il faut attendre le XIXe siècle pour que des hôtels particuliers commencent à peupler « la plus belle avenue du monde ». Mais le vrai boom date du début du XXe siècle, époque de la construction du Grand Palais. Desservie par la première ligne de métro, ouverte en 1900, l’avenue voit se construire plusieurs grands hôtels comme l’Elysées Palace ou le Claridge. C’est aussi l’époque où le commerce de luxe s’installe à l’image du parfumeur Guerlain qui y bâtit un immeuble en 1913. De grands noms du luxe choisissent alors l’Avenue comme vitrine.
De prestigieux établissements comme la Brasserie Fouquet’s, le restaurant Ledoyen où le cabaret du Lido consacrent aujourd’hui les Champs-Elysées comme lieu de divertissement et de promenade populaire. De grandes enseignes comme la Fnac ou le Virgin Mégastore, qui a élu domicile dans une ancienne banque, attirent dans la journée des milliers de personnes. Mais ce n’est pas à la nuit tombée que s’arrête sur les « Champs » l’invraisemblable flot de touristes et de promeneurs. En effet, les nombreuses salles de cinéma et discothèques, au premier rang desquelles figure le célèbre club gay le Queen, continuent à drainer les foules jusqu’au petit jour.
En 1858 après une tentative d’attentat devant une salle de spectacle du centre de Paris, l’empereur Napoléon III décide de construire un nouvel opéra dans un lieu plus sûr. Il choisit le Nord-Ouest parisien et confie les travaux à l’architecte Garnier. Celui-ci dut faire face à de nombreuses difficultés. La principale fut d’asseoir l’édifice sur une nappe d’eau souterraine qui servit plus tard de cadre au roman Le Fantôme de l’Opéra de l’écrivain Gaston Leroux. Par manque de crédits l’opéra dit Garnier ne fut inauguré qu’en 1875 sous la IIIe République. Face à elle, la Place de l’Opéra est devenu un grand carrefour de circulation qui commande l’accès aux Grands Boulevards et aux grands magasins du boulevard Haussmann dont les deux plus célèbres enseignes sont Les Galeries Lafayettes et Le Printemps. A gauche de l’opéra, sur la place, le Grand-Hôtel fut construit pour l’exposition universelle de 1867.
Il abrite aujourd’hui le fameux Café de la Paix qui comptait parmi ses nombreux habitués Maupassant et Zola. A quelques pas de l’Opéra Garnier (www.opera-de-paris.fr) se trouve le Palais Brongniart qui accueillait la Bourse. La Place Vendôme, où trône en son centre une colonne dédiée aux armées napoléoniennes, regroupe depuis le Second Empire les plus grands joailliers parisiens comme Cartier et Maubusson. C’est au numéro 15 de la Place Vendôme que se trouve le fameux Hôtel Ritz, à 2 pas la Madeleine et ses épiceries de luxe (Fauchon, Hédiard, Ladurée).
De la Bastille à la Madeleine, les Grands Boulevards suivent l’itinéraire des anciens remparts de Charles V, prolongés par ceux de Louis XIII. Quand les fortifications deviennent inutiles, Louis XIV décide d’aménager les espaces libérés en promenades plantées d’arbres. De riches demeures se construisent sur leurs bords, avec de vastes jardins. Puis au XIXe siècle, les boulevards s’urbanisent et se couvrent de bars populaires et de théâtres. La grande époque des boulevards eut lieu au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ils symbolisent alors le haut lieu de la mode et de l’élégance.
Le caractère des Grands Boulevards évolue au fur et à mesure que l’on avance vers l’Est. Les magasins de mode cèdent progressivement la place aux brasseries et cinémas. De prestigieux lieux de divertissement nous rappellent encore les riches heures de ces Grands Boulevards avec le Music-Hall de « l'Olympia », l’Opéra-Comique, le Musée Grévin ou la célèbre salle de cinéma le Grand Rex. Toujours plus vers l’Est, à l’approche de la Place de la République, subsistent du XVIIe siècle deux arcs de triomphe bâtis sur d’anciennes portes fortifiés, les portes Saint-Denis et Saint-Martin.
Dès la fin du XVIIIe siècle, la capitale s’étend sur les terrains situés au nord des remparts rasés sous Louis XIV. De Saint-Lazare au faubourg Poissonnière se multiplient hôtels particuliers, lieux de divertissement et quartiers spéculatifs. Sous le Second Empire, en 1854, le Baron Haussmann aménage au confluent de boulevards nouvellement tracés l’immense Place de la République. Celle-ci sera dotée en 1883 d’un Monument à la République réalisé par le sculpteur Moricet. C’est aussi l’époque où de grandes gares parisiennes, comme la gare du Nord et la gare de l’Est, sont édifiées. Mais le principal attrait du quartier réside dans le canal Saint-Martin. Il fut creusé de 1822 à 1825 dans le prolongement du canal de l’Ourcq, son établissement ayant été décidé par Napoléon 1er afin d’approvisionner Paris en eau potable.
Encore aujourd’hui, se succèdent le long du canal Saint-Martin écluses, ponts tournants et passerelles conférant à l’ensemble une véritable atmosphère provinciale. Autrefois y étaient établies des tanneries peu à peu remplacées par des bistrots populaires. Réaménagées, ses berges sont en effet devenues un lieu de promenade. Celles-ci sont d’ailleurs, au printemps et en été, totalement réservées aux piétons le dimanche. C’est dans ce cadre, quai de Jemmapes, que le fameux « Hôtel du Nord », immortalisé au cinéma en 1938 par Marcel Carné, prend place. A découvrir, le cimetière du Père Lachaise et ses tombes célèbres (Chopin, Jim Morisson, Modigliani, Oscar Wilde,…) et le Parc de la Villette et son Musée des Sciences.
Le quartier de Bercy s’étend de la gare de Lyon à la porte de Bercy avec deux principaux pôles, le Ministère des Finances et les entrepôts de Bercy. Cette zone fut vouée pendant des siècles au commerce du vin. Dès 1860, le vin débarque des péniches navigant sur la Seine et reste stocké dans de grands entrepôts. Depuis 1997 un vaste parc, dit « de la mémoire », occupe les lieux sur près de 13 hectares.
A son extrémité, le cour Saint-Emilion est devenu aujourd’hui un lieu de promenade où d’anciens bâtiments de briques abritent désormais des boutiques et des bars à vin au milieu desquels passent encore les rails qui servaient à acheminer les vins. A quelques pas de là, le Musée des Arts Forains a élu domicile et s’est imposé comme un véritable îlot pittoresque et convivial dans ce quartier moderne. A l’Ouest, une vaste pelouse, d’où l’on peut apercevoir l’ancien Americain Center de l’architecte Franck Ghery, relie le parc au Palais Omnisports de Bercy , dédié aux sports en salle. Plus loin, le promeneur découvrira le monumental Ministère des Finances puis le nouveau pont Charles-de-Gaulle, inauguré en 1996.
Le lieu dit du mont Parnasse fut englobé dans les fortifications de Henri II au XVIe siècle. Ce mont était peut-être à l’origine une colline qui fut rasée lors du percement du boulevard Montparnasse. Ce boulevard, dessiné sous Louis XIV, ne fut réalisé qu’en 1761 et devient à la fin du XVIIIe siècle une promenade bordée de quelques édifices et couvents. Les vastes espaces encore disponibles au début du XIXe siècle accueillirent des bals champêtres et des bars populaires. Ainsi naquit la Grande Chaumière, qui connut un énorme succès avant d’être supplantée en 1853 par La Clauserie des Lilas. Mais c’est le charme paisible des rues quasi villageoises qui attirèrent de nombreux écrivains comme Victor Hugo ou de multiples ateliers comme celui de Gérôme. Les vagues d’artistes se succédèrent dans ce quartier faisant même, au début du XXe siècle, de Montparnasse la capitale du Cubisme. Après la Libération, les lieux de bohême sont peu à peu remplacer par des constructions contemporaines. A la fin des années 1960, la gare et la Tour Montparnasse sont en construction. En 1983, l’architecte Bofill implante deux immeubles Place de la Catalogne.
Toujours la tour « Infernale », notre conseil : monter en haut, vue superbe sur Paris et c’est le seul endroit d’où on ne la voit pas ! En 1994, l’architecte Nouvel se voit confier le projet de la fondation Cartier qui est aujourd’hui l’une des fondations privées les plus prestigieuses de France. En souvenir d’une époque révolue le promeneur pourra s’attabler au café la Coupole ou au Dôme et visiter le cimetière Montparnasse. Il pourra par ailleurs visiter le Musée Zadkine. Figure célèbre du Montparnasse des années 1920, le sculpteur Ossip Zadkine a laissé un important lègue à la ville. Ses bronzes sont exposés dans un agréable jardin entre la petite maison de campagne qu’il occupa et l’atelier qu’il se fit construire.
Le XVIe arrondissement de Paris est né en 1860 de l’union de trois villages encore campagnards qui formèrent l’un des quartiers les plus élégant de la capitale. Véritable laboratoire architecturale, il offre un panorama unique des styles Art nouveau et Arts déco dont les plus belles réalisations voisinent avec de charmants « hameaux », héritage d’un passé rural. Au cœur de ce quartier, face à la Tour Eiffel, se trouve le Palais de Chaillot. La colline de Chaillot fut jusqu’à la Révolution le siège de deux ordres religieux avant d’être remodelée, sous le Ier Empire, par Napoléon Ier. C’est en 1878, à l’occasion de l’exposition universelle, que la colline fut couverte d’un palais dessiné par l’architecte Davioud. Mais elle ne prit son visage définitif qu’en 1937, lorsque les organisateurs de l’exposition internationale situèrent l’entrée de la manifestation Place du Trocadéro. Le palais de Davioud fit alors place au Palais de Chaillot tandis que le Palais de Tokyo s’élevait, plus à l’Est, sur le site de l’ancienne manufacture de tapis royale.
Outre les musées de l’Homme et de la Marine situés dans le Palais de Chaillot, le promeneur pourra aujourd’hui partir à la visite, dans le quartier, des Musées Marmottan et Guimet. Le promeneur pourra également visiter le Palais de Tokyo, siège d’expositions et manifestations culturelles pluridisciplinaires. Ce palais, baptisé ainsi pour l’Exposition de 1937, se trouve à quelques pas du pont de l’Alma, lieu où Lady Diana trouva la mort.
Lieu de culte dès les Gaulois, Montmartre devient au Moyen Âge un important centre de pèlerinage consacré à saint Denis. En 1133, Montmartre passe sous la tutelle des bénédictines. Leur domaine, célèbre pour ses vignes et ses moulins, s’étendait jusqu’à l’actuel IXe arrondissement. Site stratégique de part sa configuration géographique, il est occupé par Henri de Navarre en 1590 puis par les Cosaques en 1814 et enfin par les Anglais en 1815. Erigée en municipalité autonome de Paris sous la Révolution, la butte devient le berceau de la Commune en 1870. A partir du XIXe siècle, Montmartre est colonisé par les artistes attirés par la modicité des loyers. Ses bars populaires et ses peintres, de Corot à Picasso, l’ont fait entrer dans la légende. Le Sacré-cœur achevé en 1917 trône au sommet de la butte.
La Place du Tertre est aujourd’hui le fief des restaurants et cafés qui se partagent, avec les peintres pour touristes, les lieux. Plus bas, dans un labyrinthe de ruelles et d’escaliers le cimetière de Montmartre est une étape incontournable. A quelques pas de là, le promeneur pourra aller vers la Place des Abbesses ou du légendaire Lapin Agile, cabaret fréquenté en son temps par Modigliani et Braque. Au pied de la butte, sur les boulevards, on achèvera la visite par le célébrissime Moulin Rouge. C’est là que fut inventé le French Cancan, immortalisé par le peintre Toulouse-Lautrec.
Le quartier dans lequel a pris place la nouvelle Bibliothèque Nationale de France (B.N.F.), appelée Bibliothèque François Mitterrand, est le fruit d’une spectaculaire reconversion entamée au début des années 1990. La B.N.F. est implantée en bord de Seine, sur la Rive gauche, dans un lieu autrefois occupé par des usines. Les anciens moulins de Paris et les nombreux entrepôts attestent encore de ce passé. La B.N.F. s’étale le long de la future avenue de France qui débouche sur la gare d’Austerlitz, l’une des six gares parisiennes. Face au parvis de la gare se trouve le Jardin des Plantes créé au XVIIe siècle. C’est au roi Louis XIII que l’on doit la naissance, en 1633, de ce jardin. Destiné à l’instruction des étudiants en médecines, il devient le premier jardin de Paris ouvert au public, dès 1640. Après la Révolution française, en 1793, il devient le Muséum National d’Histoire Naturelle.
Le promeneur peut aujourd’hui déambuler sur l’esplanade en bois exotique de la Bibliothèque Nationale de France. Quatre monumentales tours, dessinées par l’architecte Perrault, se dressent à chaque angle de l’esplanade. Ces tours, ordonnés autour d’un jardin intérieur, représentent quatre livres ouverts. Le promeneur peut aussi partir à la découverte du Musée d’Histoire Naturelle et de sa fameuse Galerie de l’évolution. Enfin si le promeneur poursuit sa visite plus loin, il découvrira la Mosquée de Paris construite, entre 1922 et 1926, dans l’esprit des mosquées de Fez.